NEGOCIATIONS SALARIALES : POUR LA CGT UNE AUTRE VOIE EST POSSIBLE !!!

Quelle position pour la CGT ?

Vous avez dû vous rendre compte que la CGT ne s’est pas associée au dernier tract sur les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), et nous vous devions des explications sur notre position.

Tout d’abord, nous n’étions pas tout à fait en phase avec le titre « Dernière Proposition de la direction…Le compte n’y est pas ! ». Car si en effet « le compte n’y est pas », reprendre les termes de la direction, que c’est la « dernière proposition », nous semble défaitiste. Pour preuve, il est arrivé que des négociations salariales se soient ré-ouvertes alors que la direction nous avait assuré qu’elle ne pouvait aller plus loin et que tout était terminé. De plus, à la CGT, nous considérons que nous devons avoir une réflexion sur les salaires toute l’année.

Quels choix possibles ?

Pour la CGT le salaire et notamment son augmentation n’est pas une récompense que l’on donne, mais bien un dû au regard du travail effectué, des compétences et des savoir-faire des salariés. Ces augmentations sont d’autant plus possibles et légitimes au regard des gains de productivité et par la création de richesse que nous, salariés, réalisons. Pour la CGT, seuls la participation et l’intéressement devraient constituer une « récompense », car strictement dépendante de la performance de l’entreprise. Aussi, pour la CGT, la Prime Variable Collective (PVCO) adressée aux personnels mensuels, ainsi que la Rémunération Variable (RV) adressée aux Ingénieurs et Cadres devraient être intégrées au salaire de base.

Nous savons que Thales se porte très bien financièrement.  C’est pour cela que la revendication d’augmentation globale de salaires portées par la CGT à 8 % (AG : 6% et AI + Promotions : 2%), est réaliste et ne met pas en péril l’avenir de notre entreprise.

Quelles suites à donner ?

Oui, un mouvement massif des salariés permet souvent d’inverser des décisions prises d’en haut. Là encore, force est de constater que le tract de l’intersyndicale est culpabilisateur vis-à-vis des salariés qui ne se sont pas mobilisés (« Une mobilisation plus massive des salariés de Thales SIX GTS France aurait été un atout dans les négociations. »).

La CGT ne peut pas s’associer à cette attaque qui vise les salariés qui ne se sont pas mobilisés. Il s’agit de ne pas se tromper de cible, c’est bien la direction qui n’accède pas aux revendications des salariés portées par les organisations syndicales, qu’il faut viser.

Pour la CGT, notre question est de savoir pourquoi ce type de mobilisation ne fédère plus la plupart des salariés. Problème de fond ? Problème de forme ?

Nous devons nous aussi, organisation syndicale, savoir nous remettre en question et ne pas devenir des donneurs de leçons auprès de ceux que nous sommes censés défendre.

Pour cela, la CGT vous propose une heure d’information syndicale le 12 mars 2019, qui permettra de débattre ensemble de ces sujets. En effet, il est temps que l’on discute collectivement du salaire et des formes de rémunération, ainsi que des moyens à mettre en place pour obtenir une répartition plus équitable (entre les actionnaires et les travailleurs) de la valeur ajoutée que nous créons.

Quelles revendications portées par la CGT THALES aux NAO TSGF  ?

La CGT n’étant pas représentative au niveau de la société THALES SIX GTS France (TSGF), nous n’étions pas conviés à participer aux réunions NAO 2019. Cependant, vos représentants CGT se sont permis d’adresser à la direction, les revendications ci-dessous :

  • 6 % d’Augmentation Générale pour tous avec la décomposition suivante :
    • Prise en compte de l’augmentation du coût de la vie (Indice INSEE Décembre 2018) = 1,8%
    • Redistribution d’une partie des gains de productivité = 3,2 % pour suivre l’évolution des dividendes toujours en croissance depuis 2009.
    • Rattrapage de 2018 sur les gains de productivité non redistribués = 1 %.
  • 2 % de la masse salariale consacré aux augmentations individuelles et aux promotions.
  • Garantir pour tous un salaire minimum de 115% des minima conventionnels.
  • L’arrêt de la précarisation des rémunérations, avec la suppression des parts variables et leur intégration dans les salaires de base.
  • Le règlement, dès cette année, de toutes les discriminations et en particulier celles faites aux femmes notamment en terme d’évolution de carrière, par un budget spécifique de 1% de la masse salariale
  • Une revalorisation conséquente des indemnités des stagiaires et des salaires des apprentis.
  • La prime d’ancienneté calculée sur le salaire de base et non pas sur le minimum hiérarchique.
  • La prise en charge de la journée de Solidarité par Thales.
  • Une harmonisation par le haut des taux de subvention des différents CE (1,86% avec un moratoire à 2% pour Laval).
  • Le rattrapage des écarts de salaires entre les différents sites THALES SGF et entre les différentes filières, notamment entre la filière technique et la filière management.
  • Une réduction progressive du temps de travail à 32 H, (qui se traduirait pour les forfaits jours par un forfait à 192 jours), ceci en lien avec une charge de travail correspondant à ce temps de travail.

Pour information la direction TSGF n’a pas daigné répondre à notre courrier.

Pour échanger et réfléchir ensemble :

Heure d’information le 12 mars 2019 de 10h à 11h

Salle COUSSEAU (Bât V)

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