POLITIQUE SALARIALE 2018 : Une opportunité pour harmoniser vers le haut !

En ce début d’année, les négociations salariales – temps de travail ont débuté dans les sociétés Thales. Au niveau national, sur les 10 dernières années, le retard pris par les salaires minimum conventionnels comparés au SMIC est d’environ 10%.

De plus, depuis le 1er janvier 2018, via la baisse des cotisations patronales et salariales, le salaire net va légèrement augmenter mais ceci au détriment du salaire socialisé concernant la Sécurité Sociale, le chômage ou encore les retraites. A cela, va se rajouter la pression patronale concernant la politique salariale 2018 en expliquant que du fait de cette augmentation du salaire net, il ne faut pas revendiquer des mesures supplémentaires.

L’objectif du patronat est de gagner sur les deux tableaux :

  • une baisse des cotisations patronales,
  • des mesures salariales réduites au maximum.

Une politique salariale reconnaissant les savoir-faire et qualifications de tous :

Le Groupe, après négociation, dans sa note de cadrage, déclare que « la politique salariale reconnait l’engagement, les qualifications et savoir-faire, ainsi que les efforts de chaque collaborateur ».

La CGT Thales propose de passer du système actuel de politique salariale injuste, complexe, et démotivant à un système lisible, cohérent et moderne. Il serait basé sur une grille unique pour tous les salariés, porté par la CGT, via le projet complet de reconnaissance des qualifications, savoirs et savoir-faire des salariés, lors des négociations nationales au niveau de la métallurgie sur les conventions collectives.

Une politique salariale cohérente pour tout le Groupe :

La réorganisation du Groupe, en cours, touche directement plus de 17000 salariés. Ces fusions de sociétés vont donner lieu à des négociations afin d’harmoniser les statuts collectifs pour tous ces salariés. Il sera notamment nécessaire de traiter la très grande dispersion des salaires, à métier, diplôme et temps de travail équivalent. La politique salariale 2018 doit donc être un tremplin et une opportunité pour enfin harmoniser les salaires dans tout le Groupe. La direction le répète à longueur de discours « One team, One Thales » mais alors pourquoi cela ne se traduirait pas aussi au niveau des salaires ? Pourquoi ne pas passer enfin des paroles aux actes ?

Cela aurait aussi l’avantage de simplifier la mobilité interne dans le Groupe, en supprimant les freins liés aux écarts de salaires entre sociétés ou établissements.

Les propositions CGT pour une politique salariale innovante :

Pour mettre en place ce projet de grille de salaires, nous proposons :

  • De mettre en place un budget spécifique d’harmonisation des salaires
  • De prévoir un plan sur plusieurs années (3 ou 4 ans) pour atteindre l’objectif d’une grille de salaires pour tous les salariés du Groupe, de l’ouvrier à l’ingénieur, reconnaissant les qualifications et savoir-faire des salariés.

Dans le but d’atteindre ces repères de grille et de doublement du salaire sur la carrière, nous demandons dans l’immédiat :

  • 5,6% d’Augmentation Générale pour tous avec la décomposition suivante :
  • Prise en compte de l’augmentation du coût de la vie (Indice INSEE Décembre 2017) = 1,2 %
  • Redistribution d’une partie des gains de productivité = 3,4 % pour suivre l’évolution des dividendes toujours en croissance depuis 2009.
  • Rattrapage de 2016 sur les gains de productivité non redistribués = 1 %.
  • 2 % de la masse salariale consacré aux augmentations individuelles et aux promotions.
  • Garantir pour tous un salaire minimum de 115% des minima conventionnels.
  • L’arrêt de la précarisation des rémunérations, avec la suppression des parts variables et leur intégration dans les salaires de base.
  • Le règlement, dès cette année, de toutes les discriminations et en particulier celles faites aux femmes notamment en terme d’évolution de carrière, par un budget spécifique de 1% de la masse salariale.
  • Une revalorisation conséquente des indemnités des stagiaires et des salaires des apprentis.
  • La prime d’ancienneté calculée sur le salaire de base et non pas sur le minimum hiérarchique.
  • La prise en charge de la journée de Solidarité par Thales.
  • Une harmonisation par le haut des taux de subvention des différents CE (1,86% avec un moratoire à 2% pour Laval).
  • Le rattrapage des écarts de salaires entre les différents sites TCS et entre les différentes filières, notamment entre la filière technique et la filière management.
  • Une réduction progressive du temps de travail à 32 H, (qui se traduirait pour les forfaits jours par un forfait à 192 jours), ceci en lien avec une charge de travail correspondant à ce temps de travail.

La CGT n’étant pas représentative au niveau de TCS (- de 10% tous sites confondus), elle n’est pas invitée à la table des NOE. Comme à notre habitude, nous avons quand même envoyé à Mme Fichet (directrice des relations sociales de TCS) nos revendications pour les NOE 2018. Cette lettre ouverte est consultable dans nos panneaux syndicaux ou notre site internet.

Nous entendons aussi les remarques de certains considérant que nos propositions sont irréalistes ou utopiques. Ce qui est certain, c’est que la situation financière du Groupe est excellente, tous les voyants sont au vert. De plus, à la CGT nous considérons que nos revendications doivent être ambitieuses et répondre aux besoins de salariés.

Les ambitions de Thales doivent aussi se traduire dans la politique salariale vers ceux qui créent toute la richesse du Groupe.

 

Soyons tous acteurs de ces négociations salariales.

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