Déclaration intersyndicale au CCE sur le transfert d’activité d’EWR

Déclaration intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFE-CGE et CFTC

Déclaration des élus au CCE du 31 mai 2016 sur le projet relatif au regroupement des équipes EWR de l’établissement de Gennevilliers sur l’établissement de Cholet.

A quelques jours près, il y deux ans, le CCE de Thales Communications & Security était invité à donner son avis sur un projet de transfert des équipes JC2/DDA de Gennevilliers à Vélizy et de quelques autres mouvements de plates-formes de Gennevilliers vers la province (Cholet et Lambersart). Le Comité d’Etablissement de Gennevilliers vient, pour sa part, d’être informé ce même mois du regroupement du service note de frais de Gennevilliers à Vélizy.

Le sous-dimensionnement initial du site de Gennevilliers n’est évidemment pas étranger à toutes ces opérations où le salarié se sent de plus en plus la principale variable d’ajustement !

Un développement harmonieux de tous les centres de TCS nous parait non seulement souhaitable mais possible sans recourir de façon systématique à des transferts depuis Gennevilliers. Par exemple, en réalisant le démarrage des nouvelles affaires sur le site dont c’est le plus la vocation.

Ce n’est pas la solution retenue par la Direction pour ce nouveau projet de transfert et c’est pourquoi les élus, après avoir rencontré les salariés d’EWR, ont dû recourir à l’expertise du projet sur plusieurs dimensions (économiques mais aussi psycho-sociales) pour donner un avis argumenté.

La participation des salariés aux assemblées a montré un profond attachement de ceux-ci à leur métier ainsi qu’à leur lieu de travail et a contraint la Direction à écouter davantage les conclusions des expertises sans pour autant abandonner le projet puisque nous sommes à présent consultés.

  1. L’expertise psycho-sociale

Elle a montré que le projet de la Direction comportait des risques importants pour la santé des salariés d’EWR de Gennevilliers et que si la Direction persistait dans son projet, elle devait assouplir son planning et procéder à un vrai « tuilage » des compétences pour ne pas développer d’importants risques psycho-sociaux.

  1. L’expertise économique

Les élus avaient déjà été alertés par le cabinet d’expertise du CCE que l’activité de la Guerre Electronique se trouvait en situation de « dilemme » pour la Direction de TCS, en raison de ses mauvais résultats économiques. Mauvais résultats à relativiser car l’activité doit revenir à l’équilibre selon les projections de la Direction elle-même après avoir essuyé des pertes qui auraient pu être évitées par un déploiement plus important, en amont des projets, d’Etudes Non Financées (ENF).

L’expertise économique a montré :

  • Le caractère arbitraire de l’aggravation du mauvais résultat du secteur (Frais de propositions, dérives des programmes),
  • L’importance du développement logiciel dans les programmes. Développement confié à SID et DAP de Vélizy et développement qui restera à Vélizy même après le regroupement des équipes à CHOLET,
  • Les gains importants en termes de Prises de Commandes et de marges brutes attendues à l’export notamment qui pourraient être contrariés par les perturbations liées au transfert,
  • Le risque avéré de pertes de compétences notamment en compétences critiques en raison du très faible taux d’acceptation d’un transfert à Cholet par les salariés,
  • Des doutes sur les capacités de la Direction à recruter suffisamment à Cholet pour remplacer en temps et en heure les très nombreux salariés qui ne souhaitent pas être transférés
  • La désorganisation du CODIR de l’activité qui va être décapité par l’opération et la déstabilisation du collectif de travail,

Dans le cas d’EWR, il s’agit d’un regroupement précipité et au forceps. Dans le meilleur des cas, il n’engendrera que de faibles gains économiques pour des risques importants pour les salariés comme pour l’activité EWR. Le facteur humain joue malheureusement une nouvelle fois le rôle d’ajustement. Les élus alertent la Direction sur le fait que les inquiétudes sont grandes aussi bien à Gennevilliers qu’à Cholet.

Conclusion :

Les élus du CCE donnent un avis défavorable au projet d’évolution de l’activité Guerre Electronique par le regroupement des équipes de Gennevilliers et Cholet sur l’établissement de Cholet. Conscients que la Direction passera outre l’avis du CCE, les élus avertissent la Direction qu’ils resteront très vigilants sur l’opération dans tous les aspects :

  • Transfert des compétences sur la base d’un réel volontariat,
  • Application des mesures d’accompagnement aux salariés acceptant le transfert,
  • Reclassement des salariés qui refuseront le transfert. Les salariés doivent pouvoir être maitres de leur choix à partir du moment où ils auront refusé ou accepté le transfert,
  • Application de la politique salariale 2017 pour les salariés d’EWR.
  • Avenir et pérennité de l’activité EWR
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