Charges de Travail / Surfaces Les salariés n’ont pas à trinquer La direction doit assumer ses choix

Le sujet n’est pas nouveau

Quand nous étions encore à Colombes, la CGT a dénoncé le transfert dans un site sous dimensionné. La direction se défendait en expliquant que, s’il y avait de la croissance à TCS, elle ne se ferait pas à Gennevilliers. Le déménagement a eu lieu et cela a mal commencé : TCS a du louer des surfaces à Chèque Déjeuner (à 500m de notre site) pour loger environ 140 personnes qui ne « rentraient » pas dans notre campus flambant neuf prévu, entres autres, pour résoudre les problèmes de bâtiments multiples du vieux Colombes …

En avril 2014, la CGT a dénoncé que la vraie raison du transfert sur Vélizy de l’activité DPS de PRS était due à la volonté d’économiser le loyer de Chèque Déjeuner. Le transfert a eu lieu et cela n’a rien réglé pour nos m2 . Au contraire, car les collègues occupant précédemment les surfaces de « chèque Déjeuner » nous ont rejoints à Cristal et ceux de DPS, ayant refusé le transfert, y sont restés. Certes, cela n’a pas posé de difficultés insurmontables pour leur trouver du travail.

honorer des contrats Nécessité des moyens

Depuis, TCS est toujours en bonne santé – ce qui est une très bonne chose. TCS gagne des contrats et ses activités augmentent. CONTACT en est le meilleur exemple. En revanche, le constat est clair : la direction ne fait pas ce qu’elle dit ou, pire, elle s’est trompée dans les prévisions de charges. Des postes sont ouverts pour faire face à l’accroissement d’activité, mais principalement à … GENNEVILLIERS ! Selon les informations de la direction, les postes ouverts sont :

SITE POSTES OUVERTS
Brétigny 6
Brive 9
Cholet 48
Gennevilliers ou CRISTAL 154
Lambersart ou OPALE 8
Laval ou SAPHIR 6
Vélizy 51

 

Bien sûr, les postes sont ouverts pour couvrir l’accroissement de charges et compenser les départs multiples, dont de nombreux départs à la retraite. Du coup les effectifs de TCS ne croissent pas vraiment, voir même baissent (3311 actifs fin septembre 2014 pour 3283 fin septembre 2015). Mais alors pourquoi avons-nous des problèmes de surfaces ?

Si les charges en croissance que nous avons sont assurées avec quasiment le même personnel TCS, en revanche le nombre de stagiaires, apprentis et prestataires augmente. Là est certainement une des explications à nos problèmes de surfaces :

  • Il est normal qu’une entreprise comme TCS accueille des stagiaires et des apprentis. Leur nombre doit être proportionnel à l’effectif d’un site mais doit être géré.
  • Il est logique que, pour des compétences non présentes chez TCS et qui n’interviennent que ponctuellement, notre entreprise fasse appel à la sous-traitance, mais cela doit être pris en compte dans la taille des équipes.

Sans une stratégie claire, connue et respectée de toutes les directions et de tous les secteurs, intégrant tous les membres de la communauté de travail, nous continuerons avec nos problèmes de surface. Cela a un impact directement négatif sur notre productivité (on passe beaucoup de temps à gérer les mouvements et les impossibilités à loger tout le monde) et sur nos conditions de vie au travail. La CGT l’a déjà dénoncé. Aujourd’hui, c’est devenu une urgence : la direction doit mettre à notre disposition les locaux pour effectuer notre travail dans de bonnes conditions.

 consequences a cristal

La belle santé économique de TCS masque une réalité préoccupante : le site de Gennevilliers est saturé, malgré les surfaces louées au bâtiment Kepler. Tout le monde le voit, les managers jusqu’aux directeurs le reconnaissent.

que faut-il faire ?

  • Edifier un nouveau bâtiment : outre que cela demande du temps, le siège du groupe Thalès met son véto car la « facture » immobilière ne doit pas augmenter – ah AMBITION BOOST !
  • Louer des surfaces proches : possible même si cela ternit l’image du beau campus CRISTAL, neuf, moderne et modulable censé supplanter la disparité des bâtiments et la gestion anarchique connues à Colombes …
  • Assouplir la vocation des sites en démarrant les nouveaux projets dans d’autres sites et en y recrutant plus qu’à Gennevilliers. Transférer les projets actuels aurait un impact social à proscrire car cela signifie muter des dizaines voire des centaines de personnes. Sans compter qu’il faut que les autres sites aient la capacité de les accueillir. C’est sans doute vrai pour Lambersart mais Vélizy et Cholet sont saturés ou presque. C’est possible à Brétigny mais la direction a sans doute autre chose en tête puisque 2 bâtiments ont été rendus à leur propriétaire ; la 2e Gestion Active de l’Emploi en cours conduit à de nouvelles suppressions de postes. Brive serait peut-être trop éloigné de Paris et des clients décideurs.
  • Changer nos modes de fonctionnement en accentuant le recours au télétravail et en modifiant les règles actuelles d’attribution des bureaux (1 personne = 1 place), aller jusqu’à travailler en 2X8. Ces solutions ne semblent pas adapter aux activités de notre site et auraient l’inconvénient majeur d’éclater le travail en équipe.

La CGT demande à la direction d’assumer ses responsabilités en tenant compte de l’aspect social :

  • La situation actuelle du site de Gennevilliers résulte de choix unilatéraux de la direction ; de nombreux salariés et certaines organisations syndicales dont la CGT s’y étaient opposés
  • Les choix immobiliers ne sont pas en phase avec la réalité de nos impératifs contractuels
  • La CGT réclame que les surfaces nécessaires, garantissant de bonnes conditions de travail pour tous (salariés TCS, prestataires, apprentis et stagiaires), soient mises à la disposition des équipes sans tarder.
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